Da Le Monde del 26/10/2005
Originale su http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-703692@51-698716,0.html

La Russie soutient la Syrie contre les Etats-Unis dans l'affaire Hariri

En annonçant haut et clair son intention de "tout faire" pour éviter à la Syrie les sanctions de l'ONU dans l'affaire Hariri, la Russie défie à nouveau les Etats-Unis, tout en apportant un soutien précieux à son unique allié au Proche-Orient, auquel la lient aussi des intérêts économiques. Elle semble ainsi renouer avec sa politique traditionnelle suivie à l'époque de l'URSS.

Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et détenteur à ce titre d'un droit de veto, Moscou est en mesure de s'opposer efficacement aux sanctions que Washington voudrait faire adopter contre Damas.


MENACE DE VETO

Quand le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères a fait sa brève déclaration, mercredi matin à Tel Aviv, où il accompagnait le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, il n'a pas évoqué explicitement un veto, mais l'allusion était claire."La Russie fera tout ce qui est nécessaire pour qu'il n'y ait pas de tentatives d'adopter des sanctions contre la Syrie", a dit Mikhaïl Kamynine.

La diplomatie russe s'oppose ainsi de front au président américain George W. Bush. Ce dernier vient d'accuser une nouvelle fois la Syrie de déstabiliser le Liban et de soutenir le terrorisme, en sommant l'ONU d'"agir" pour faire en sorte que Damas "rende des comptes". En faisant parler son porte-parole, M. Lavrov, qui doit participer lundi prochain à une réunion du Conseil de sécurité à New York consacrée à l'affaire Hariri, la Russie compte probablement empêcher que la résolution préconise explicitement des sanctions. Parlant un peu plus tard à Jérusalem, M. Lavrov a appelé cependant la Syrie à "coopérer activement" avec l'enquête de l'ONU et dit que Moscou accepterait les conclusions de celle-ci.


FERMETÉ ET INDÉPENDANCE

La fermeté de Moscou face à Washington s'inscrit dans la politique constante du Kremlin qui consiste à louer ses bons rapports avec la Maison Blanche tout en manifestant son indépendance, sur des sujets tels que l'Ouzbékistan ou le nucléaire iranien, sans parler du dossier irakien. "La Russie doit tenir bon, montrer qu'elle a son opinion, sa vision des événements, différente de la vision occidentale", explique un politologue du Centre Carnegie de Moscou, Alexeï Malachenko. D'autant que la Syrie "est sa dernière alliée à 100 %" au Proche-Orient, ajoute-t-il, grâce à laquelle Moscou veut reprendre pied dans cette région clé.

D'où des annonces de ventes de missiles sol-air à Damas - dont on ignore s'ils ont été effectivement livrés - et l'annulation de 73 % de la dette syrienne contractée du temps de l'URSS, annoncée lors de la visite du président syrien Bachar Al-Assad à Moscou en janvier dernier.


INTÉRÊTS COMMUNS

Les intérêts de Moscou et de Damas concordent, la Syrie ayant cruellement besoin d'un allié face à la possibilité théorique d'une extension à son territoire de l'intervention américaine en Irak. Par ailleurs, les deux pays cherchent à développer leur coopération économique, dans l'exploration de gisements pétroliers notamment, et envisagent de relancer un projet d'oléoduc passant par le territoire syrien.

Enfin, pour plusieurs analystes russes, des sanctions pourraient être contre-productives. "La Syrie est un pays dont l'équilibre politique intérieur est assez compliqué et les sanctions risquent d'aggraver la situation", relève Viatcheslav Nikonov, de la Fondation Politika, proche du Kremlin.

Tandis que selon Alexandre Choumiline, du Centre d'analyse des conflits au Proche-Orient, les sanctions contre la Syrie, provoquant des protestations, "aideraient les radicaux anti-occidentaux" et entraîneraient un "raidissement de la Syrie qui fait preuve de souplesse actuellement dans la politique régionale".

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