Da Le Monde del 03/07/2006
Originale su http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3216,36-791176@51-791038,0.html

Les trente juges du procès des Khmers rouges prêtent serment à Phnom Penh

di Francis Deron

Les juges chargés d'instruire le procès des responsables des crimes au Cambodge sous le régime des Khmers rouges (1975-1979) ont prêté serment, lundi 3 juillet, à Phnom Penh, au cours d'une cérémonie marquant le coup d'envoi d'un exercice de justice controversé, plus d'un quart de siècle après les faits.

Les accusés - au nombre desquels ne figure pas le chef khmer rouge, Pol Pot, mort en 1998 dans un règlement de comptes entre anciens camarades - seront jugés pour génocide et crimes contre l'humanité ayant causé la mort de près de 2 millions de Cambodgiens (un tiers de la population du pays) au cours d'un règne de terreur devenu, après coup, un des drames emblématiques des violences d'Etat du XXe siècle.

Dix-sept juges cambodgiens et treize juges étrangers appointés par les Nations unies forment ce tribunal hors normes, hybride de justice nationale et de justice internationale. Il a fallu huit ans de négociations pour le constituer et en trouver le début du financement. Le procès, dont l'instruction débutera à la mi-juillet, devrait durer trois ans et coûter quelque 56 millions de dollars. Cette lenteur a conduit certains opposants à accuser le premier ministre Hun Sen, lui-même un ancien du mouvement communiste, de chercher à protéger des Khmers rouges ralliés à son gouvernement.

"Le processus légal est lancé", dit le porte-parole cambodgien du tribunal, Reach Sambath. "Bientôt, les responsables (des crimes) seront identifiés." Mais les suspicions sont multiples. Posent problème, notamment, la compétence des juges cambodgiens, majoritaires dans chacune des trois chambres, mis en cause par des opposants et organisations non gouvernementales (ONG) étrangères, et surtout le fait qu'à l'ouverture des travaux, on ignore encore qui, précisément,... sera jugé.

Deux anciens responsables khmers rouges seulement sont aujourd'hui en prison : le "numéro deux" de Pol Pot, Ta Mok, surnommé "le Boucher", lequel vient d'être hospitalisé pour hypertension ; et "Douch", chef du célèbre centre de détention et de torture de Tuol Sleng. En revanche, plusieurs lieutenants de Pol Pot, dont Khieu Samphan, Nuon Chea et Ieng Sary, vivent en liberté au Cambodge après avoir reconnu du bout des lèvres des "erreurs" et fait allégeance au présent gouvernement.

Ces incertitudes résultent de deux facteurs. La plupart des Cambodgiens sont ambivalents quant à l'opportunité d'un tel procès. Beaucoup de parents de victimes disent vouloir voir les coupables punis, mais beaucoup aussi craignent que la réouverture des plaies n'amène à poser des questions sur les responsabilités collectives dans la démence de l'époque, initialement inspirée du communisme paysan à la Mao Zedong.

Autre facteur, la communauté internationale ne s'est guère montrée insistante, malgré les appels d'activistes cambodgiens comme Youk Chhang, du Centre de documentation du Cambodge à Phnom Penh, qui a archivé des quantités considérables d'informations sur le "génocide" - un terme auquel certains préfèrent celui d'"auto-génocide". La Chine n'est pas enthousiaste à l'idée de voir ses anciens protégés sous les feux de la rampe. Les Etats-Unis et leurs alliés dans la guerre du Vietnam et ses suites - la Thaïlande en particulier - non plus : leur soutien aux Khmers rouges après l'invasion du Cambodge par le Vietnam communiste en 1978-1979 est un souvenir peu reluisant.

"On ne jugera que les chefs", dit le porte-parole cambodgien du tribunal. Pour Youk Chhang, il faut pourtant faire vite, les derniers hauts responsables déchus étant octogénaires et fragiles. "C'est une course contre la montre pour la mémoire", insiste-t-il.

Sullo stesso argomento

Articoli in archivio

Il boom delle mine
Nel 2005, 7.328 persone sono state mutilate e uccise dalle mine: l'11% in più dell'anno prima
di Enrico Piovesana su Peace Reporter del 02/10/2006
Cambogia, dal Parlamento via libera all´unanimità. Saranno giudicati i crimini di un regime che fece un milione e 700 mila morti
Khmer rossi, sì al processo
Trent´anni dopo gli uomini di Pol Pot alla sbarra per genocidio
di Raimondo Bultrini su La Repubblica del 05/10/2004

In biblioteca

 
Cos'� ArchivioStampa?
Una finestra sul mondo della cultura, della politica, dell'economia e della scienza. Ogni giorno, una selezione di articoli comparsi sulla stampa italiana e internazionale. [Leggi]
Rassegna personale
Attualmente non hai selezionato directory degli articoli da incrociare.
Sponsor
Contenuti
Notizie dal mondo
Notizie dal mondo
Community
• Forum
Elenco degli utenti

Sono nuovo... registratemi!
Ho dimenticato la password
• Sono già registrato:
User ID

Password
Network
Newsletter

iscriviti cancella
Suggerisci questo sito

Attenzione
I documenti raccolti in questo sito non rappresentano il parere degli autori che si sono limitatati a raccoglierli come strumento di studio e analisi.
Comune di Roma

Questo progetto imprenditoriale ha ottenuto il sostegno del Comune di Roma nell'ambito delle azioni di sviluppo e recupero delle periferie

by Mondo a Colori Media Network s.r.l. 2006-2020
Valid XHTML 1.0, CSS 2.0