Da Le Soir del 28/02/2006
Originale su http://www.lesoir.be/rubriques/economie/page_5720_413375.shtml

Une fusion qui fâche

Les autorités françaises mettaient au point ce lundi les modalités de la fusion entre Gaz de France et Suez destinée à créer un géant européen de l'énergie, une opération surprise qui a suscité la colère en Italie et l'inquiétude en Belgique.

Cette opération, qui doit être finalisée au cours du deuxième semestre 2006, a été annoncée ce week-end par le Premier ministre Dominique de Villepin pour barrer la route au groupe italien d'électricité Enel qui s'était déclaré intéressé quelques jours plus tôt par un rachat de Suez.

Le ministre français des Finances Thierry Breton a indiqué lundi que la création de la nouvelle entité se ferait par fusion absorption du groupe d'énergie et d'environnement privé Suez par GDF, détenu à 80% par l'Etat.

Le nouveau groupe, fort d'un chiffre d'affaires de 64 milliards d'euros et d'une capitalisation boursière de plus de 70 milliards d'euros, emploiera près de 200.000 personnes dans le monde. Il figurera dans les tout premiers rangs des acteurs européens de l'énergie, juste derrière un autre géant français du secteur, Electricité de France (EDF).

Selon M. Breton, la part de l'Etat dans le nouvel ensemble sera comprise entre 34% et 35%, soit la minorité de blocage nécessaire pour empêcher toute tentative de prise de contrôle hostile.

L'initiative a été très mal vécue en Italie, l'alliance franco-française bloquant les projets d'expansion de son champion national, Enel, troisième groupe d'énergie sur le Vieux continent en valeur boursière. Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a appelé la Commission européenne à intervenir et a dépêché à Bruxelles son ministre de l'Economie Giulio Tremonti.

Le ministre italien de l'Industrie Claudio Scajola a dénoncé une énorme violation du droit communautaire et du libre marché, évoquant une action gravissime du gouvernement français.

La Commission étudiera la décision française avec détermination, a assuré un porte-parole de l'exécutif européen. Mais il a indiqué qu'il n'y avait pas à ce stade d'indice de violation de la libre-circulation des capitaux.

En France même, l'opération a été vivement critiquée du côté des syndicats, que le gouvernement va recevoir à tour de rôle pendant la semaine. La CGT, le syndicat le plus important en France, a dénoncé une décision prise dans la "précipitation" qui aboutira à la privatisation de Gaz de France, en dépit des promesses du gouvernement lors de la récente ouverture au privé du capital du groupe gazier. Le gouvernement devra d'ailleurs faire modifier une loi prévoyant que l'Etat doit conserver au moins 70% du capital de GDF.

A la Bourse de Paris, GDF (en légèrement en hausse, à près de 30,00 euros) et Suez (environ -5%, aux alentours de 32 euros) voyaient leurs cours s'ajuster sur la parité retenue pour leur fusion, c'est-à-dire une action Suez pour une action GDF.


UN PROBLÈME BELGE À EXAMINER

La Belgique suit également le dossier de très près, Suez étant la maison-mère d'Electrabel, premier producteur d'électricité du royaume. Dans notre quotidien Le Soir, on peut lire que le ministère belge de l'Energie sera à Paris, puisque l'Etat français sera le premier actionnaire du nouveau groupe et règnera donc par ricochet sur Electrabel.

Les autorités belges de la Concurrence devront examiner la fusion des groupes Gaz de France et Suez a estimé le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht. Avec cette fusion, (les opérateurs belges) SPE, Luminus et Electrabel atterrissent dans le même groupe, a-t-il indiqué. Il y a donc un problème belge qui doit être regardé du point de vue belge.

Pour M. De Gucht, les autorités belges de la concurrence sont compétentes. Selon les règles européennes, un pays membre de l'UE est compétent pour examiner une fusion si les entreprises en question réalisent plus des deux-tiers de leur chiffre d'affaires sur son territoire.

Dans le cas contraire, l'opération est dite de dimension communautaire. Il revient alors à la Commission européenne de déterminer si elle pose un problème de concurrence.

A l'automne dernier, Bruxelles avait dû laisser la main à Madrid sur le projet de rapprochement des groupes Gas Natural et Endesa pour la simple raison que les deux groupes énergétiques réalisaient plus des deux-tiers de leur chiffres d'affaires européens en Espagne.

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